• Scandale au sommet de la KPOP (Partie 1)

    Le scandale autour de Seungri et Joonyoung résumé en un schéma !
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  • Les applications mobiles indispensable en Corée du Sud !

     

     

    Lorsque vous pensez à la Corée du Sud, vous pensez certainement à cette image de métro bondé où chaque personne est scotchée à son téléphone. J’étais moi-même surpris, et je tirais une certaine satisfaction à ne pas passer autant de temps sur mon téléphone. Ce que je ne savais pas, c’est à quel point les téléphones et leurs applications peuvent être pratique en Corée du Sud.  En effet, les multitudes d’applications disponibles pour vos téléphones en Corée du Sud rendent votre quotidien tellement pratique, que vous serez vous aussi, incapable de vous en passer.

    Alors, on fait le pari ?

     

     

     Les apps indispensables

    KAKAOTALK : pour parler avec ses amis, mais pas seulement !

    Kakaotalk, c’est le Whatsapp coréen : absolument tous les coréens l’utilisent. L’app permet de s’envoyer des messages, vidéos, photos, de créer des groupes chats (avec ses amis, ses collègues), mais aussi de réserver son coiffeur, de s’envoyer des cadeaux et même de commander à manger !  

     Français disponible

    Naver maps : Pour ne plus jamais se perdre

    Géolocalisez-vous et entrez votre destination, Naver Maps s’occupe du reste ! Vous pouvez choisir de vous rendre à votre destination à pied, en voiture ou en transports, il vous indiquera les transports à prendre ou le chemin le plus rapide, pour s’assurer que votre taxi ne fasse pas de détours 😉

    (il existe des variantes : Kakao maps et Daum map, qui fonctionnent plus ou moins sur le même modèle).

     Application en coréen

    Kakao metro : ne vous perdez plus dans le métro !

    Le fonctionnement est assez classique : vous rentrez votre station de départ et celle d’arrivée, l’application vous donne l’itinéraire et les horaires.

     disponible en anglais

     

    Kakao Bus : pour maîtriser le réseau de bus

    Comme pour le métro, l’application vous calcule des itinéraires et vous donne des informations sur votre trajet

     disponible en anglais

    Kakao taxi : N'attendez plus votre taxi

    Pour la troisième fois de suite, une personne vous vole votre taxi et vous désespérez de pouvoir rentrer chez vous ? Pas de panique, Kakao Taxi est là pour vous ! entrez votre adresse, le service vous géolocalise et vous envoie un taxi en un rien de temps !

    disponible en anglais

     

     

    Naver Dictionnary / Papago : Pour comprendre et vous faire comprendre

    Si vous ne maîtrisez pas encore le coréen mais souhaitez tenter la communication avec les locaux, les applications de traductions peuvent rapidement devenir votre meilleur allié. Elles permettent non seulement de traduire des mots Fr-Kr et Kr-Fr mais proposent également des services et petites leçons pour apprendre et se perfectionner en coréen.

     

     D’autres applications pratique :

    Korail : Les trains n'auront plus de secret pour vous

    Avec des menus disponibles en coréen et en anglais, l’application vous permet de regarder les horaires et de réserver vos billets de trains en ligne (seulement pour la version coréenne).

    disponible en anglais

     

    Gosokbeosu mobile : pour réserver vos bus intercity

    Alternative aux trains, l’application vous permet de réserver vos billets de bus express, afin de voyager de ville en ville.

    disponible en anglais

     

     

    Baedal minjok : commandez votre nourriture !

    L’application indispensable pour se faire livrer à manger à domicile. Vous y trouverez absolument tout les types de nourriture, disponible à tout heure ! Si vous ne vous sentez pas de commander un coréen, voici un petit guide pour vous aider 😉 http://www.seoulbeautytaste.com/how-to-order-food-on-baedal-minjok-%EB%B0%B0%EB%8B%AC%EC%9D%98%EB%AF%BC%EC%A1%B1-english-guide/

    Seulement en coréen 

     

    Mango plate : trouvez votre restaurant préféré !

    Vous préférez manger dehors, mais trouvez un resto est un vrai casse-tête ? Pas de soucis, mango plate est là pour vous ! Vous pouvez chercher par menu, type de nourriture, bar ou café, puis choisir le quartier dans lequel vous souhaitez manger, l’application vous propose une liste de restaurants, avec photo des menus et avis des gens !

     seulement en coréen

     

    Coupang : site de vente en ligne et livraison express

    vous trouverez absolument tout ce dont vous avez besoin sur ce site de vente en ligne, qui pour ne rien gâcher, propose une livraison gratuite en 1 jour !

     seulement en coréen

     

    Dabang / jikbang : pour trouver un logement

    Ces applications permettent de trouver des logements, en recherchant en fonction de votre budget et du lieu.

     Seulement en coréen

     

    Airvisual, Misemise: pour être au courant de la qualité de l'air

    Malheureusement, la pollution de l’air est un problème assez sérieux en Corée du Sud. Ces deux applications sont un bon moyen de se tenir informer sur les niveaux de pollutions de l’air en fonction du lieu où vous habitez.

    Airvisual: disponible en anglais

    misemise: seulement en coréen

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  • Le Hangeul : l'alphabet coréen !

    Joyeux Hangeul Day !! 

    Chaque année, le 9 octobre précisément, la Corée du Sud 🇰🇷 fête le jour de la création du Hangeul (한글날), l’alphabet coréen.

    Et cette date est un jour férié en Corée du Sud. On peut aller visiter le musée du roi SeJong par exemple, qui se trouve derrière sa statue sur la place Gwanghwamun juste devant le Square Gyeongbok Palace à Seoul.
    A cette occasion, comme vous pouvez voir dans la vidéo ci-dessous, chaque Coréen possède sa propre façon de célébrer le Hangeul Day.

    Célébrer la création de notre alphabet semble peu commun, mais dès qu’on creuse un peu plus dans l’histoire de la Corée, on comprend que ce n’est pas juste un jour pour célébrer un alphabet de 24 lettres.

    Pour replacer le contexte, avant le 15ème siècle, les Coréens utilisaient le système d’écriture classique chinois. Cependant, les différences entre les mots chinois et coréens (ainsi que la grammaire) étaient tels que des lettres et sons devaient être ajoutés pour une meilleure adaptation. Quelques fois, certains sons étaient d’ailleurs presque impossibles à écrire avec les caractères corrects.

    Toutes ces complications dans l’apprentissage dans la langue ont résulté sur une petite partie d’élite coréenne uniquement ayant reçue l’apprentissage pour pouvoir lire et écrire. Et en effet, à cette époque, la majeure partie de la Corée ne pouvait ni lire ni écrire.

    C’est pour cela qu’en 1443, le roi Sejong décida qu’il était crucial pour l’avenir de la Corée de créer son propre alphabet.
    Et c’est ainsi qu’en 1444, l’alphabet coréen est né.

     

    Le Hangeul est un alphabet qui se base sur la phonétique, comme l’alphabet latin que nous utilisons tous les jours.
    La petite différence se présente dans l’écriture. En France, on écrit une lettre après l’autre. En Corée, cela se compose en « carré ». Un petit carré peut comprendre trois lettres maximum. Et chaque carré se doit d’être dans un ordre précis. On lit ainsi, gauche, droite, puis la lettre en dessous des deux premières. Les consonnes ainsi que les voyelles ne se suivent jamais. C’est Consonne+Voyelle ou Voyelle+Consonne et ainsi de suite. Pourquoi me diriez-vous? Tout simplement pour pouvoir pallier plus facilement à l’alphabet chinois. L’alphabet chinois fonctionne en sons par exemple 韩国 (Han Guo) et 한국 (Han Guk) qui signifie la Corée du Sud. Sans rentrer dans une étude poussée de l’étymologie de ce mot, le mot chinois est écrit de sorte à avoir une certaine signification. C’est pour cela que dans le language coréen, il y a beaucoup de mots qui ont une quasi-ressemblance au niveau sonore, pour garder cette étymologie. 한글 (Han Geul qui est le nom de l’alphabet) provient du mot Han signifiant « Grand » ou « Bon » dans le sens majestueux, puissant, ainsi que le mot Geul signifiant « script ». En combinant les deux on obtient donc le sens d’un « grand alphabet ».

    Quelque chose d’assez surprenant au niveau du Hangeul reste dans la façon dont il a été crée. Non, le roi Sejong n’a pas juste gribouillé des traits et des ronds et Paf, ça a fait un alphabet. Chaque consonne est en fait basée sur la forme de la bouche lors de sa prononciation.

    Les voyelles quant à elles sont basées sur une combinaison de trois éléments : un point qui représente le soleil, un trait horizontal qui représente la terre et un trait vertical qui représente l’homme.

    Au fil du temps et des guerres, le Hangeul a été peu à peu délaissé, quelquefois même bannis. Mais c’est à partir du 1er mars 1919, le jour du soulèvement du peuple coréen contre l’occupation japonaise que le Hangeul a repris sa place d’alphabet officiel. Et c’est depuis 2012, que le Hangeul Day est redevenu un jour férié !

    여러분은요? 한글을 배운적이 있나요? 어렵지 않았나요? 😽

    Crédit Photo : MyKoreanHusband et Babo Waegukin

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  • Le soulèvement du 1er mars : Un premier pas vers l’indépendance

    Le soulèvement du 1er mars :
    Un premier pas vers l’indépendance

     

     

    Aujourd’hui, c’est le 1er mars. Et plus précisément le 1er mars 2019. Si pour la France, on se rappelle de la rafle des Villeurbanais qui s’est déroulée le 1er mars 1943, en Corée ce jour est un jour très spécial également.

    Le 1er mars 1919 fut la première manifestation pacifique pour l’indépendance de la Corée sous l’ordre japonais. Et aujourd’hui, en Corée du Sud et du Nord, on commémore donc l’anniversaire des 100 ans de ce que l’on appelle: 삼일 운동 (삼 :3 일 :1 운동 : mouvement ; donc le mouvement du 1er mars)

     

    Contexte historique

    Avant de plonger en détail dans ce grand mouvement, on va vous rappeler quelques faits importants pour que vous compreniez la situation dans laquelle se trouvait les Coréens à cette époque.

    Tout d’abord, à cette époque, la Corée était unifiée (on rappelle que la Corée fut séparée en 1945, après la fin de la Seconde Guerre Mondiale). Le Japon colonisait la Corée depuis 1910, et c’est lors de la Conférence de Paix de Paris (qui a précédé la fin de la Première Guerre Mondiale), que les activistes de la Corée Indépendante ont commencé à se faire entendre.

    Trois jours après que cette Conférence ait commencé, L’empereur Kojong, empereur coréen, décède et laisse donc le pays aux mains des Japonais. Beaucoup de spéculations ont été faites à ce sujet, décrivant une mort étrange puisque les circonstances de sa mort n’ont jamais pu être révélées.

    Ne voulant pas retrouver leur pays à la merci des Japonais, un collectif de religieux et étudiants résidant en Corée, au Japon, en Russie et en Chine ont commencé à préparer dans le plus grand secret des actions pour l’indépendance de la Corée. Et c’est ainsi que le 8 février 1919, des étudiants coréens ont publié la première Déclaration d’Indépendance pour la faire lire durant la Conférence de Paix de Paris.

    Brouillon de la Déclaration d’Indépendance de la Corée

    La mort suspecte de leur empereur et cette déclaration furent le point de départ de la résistance Coréenne et du mouvement du 1er mars 1919.

     

    Déroulement du 1er mars 1919

    Le 1er mars, les leaders du mouvement de l’indépendance se sont rassemblés dans un restaurant pour tenir une cérémonie de Déclaration d’Indépendance. Ils ont volontairement informé la police japonaise et se sont rapidement fait arrêtés.

    Mais pendant ce temps, deux millions de Coréens chantaient à l’unisson l’anthem national coréen.

    Comment est-ce possible qu’en même temps, qu’en si peu de temps, des milliers et des milliers de personnes, dans les villes comme dans les campagnes, se soient allié à ce mouvement.

    Tout était préparé.

    Manifestation pacifique du 1er mars 1919

    Il faut comprendre que l’indépendance de la Corée reste quelque chose qui hantait les Coréens depuis longtemps. Le japon régnant sur la Corée en engageant des lois répressives et violentes. Par exemple, en 1910, le gouvernement Japonais arrêta la publication du DaeHan Sinmun (Korean Daily News) pour faire place au Keijo Nippo, un journal japonais. Autre exemple, le Japon essaya d’instaurer des noms japonais aux Coréens, ou encore d’enrôler les étudiants coréens dans l’armée japonaise. De 1910 à 1919, le Japon a tout simplement essayé d’effacer l’identité culturelle Coréenne. L’éducation était orientée de sorte que l’histoire du Japon ainsi que la langue soit incorporées dans les programmes.

     Manifestation pacifique du 1er mars 1919, les points levés

    Pour en revenir à cette journée du 1er mars, Les 33 leaders avaient donné à des alliées stationnées dans différentes villes et régions, la mission de rassembler le peuple coréen en ce 1er mars et de lire à haute voix la Déclaration d’Indépendance.

    Le sentiment de répression anti japonais n’a pas mis longtemps à rassembler les coréens dans cette manifestation. Des journaux underground comme le Joseon DongNip Sinmun (Le journal indépendant) ont été secrètement propager durant cette journée, avec la déclaration écrite, les instructions de résistance et les chants patriotiques. Le but était simple, montrer à la dominance nippone que le peuple coréen ne se laisserait pas faire, et faire entendre leurs voix au niveau international en espérant une aide pour le futur.

    C’est ainsi que des milliers de personnes se sont rassemblés au TagPol Park (탑골공원), en lisant haut et fort la Déclaration d’Indépendance, en chantant leur hymne national (Aegukga 애국가, interdit depuis 1910) et en brandissant des drapeaux coréens (Taegeukgi 태극기). Certains bureaux officiels ont même hissé le drapeau coréen à la place du drapeau Japonais, un geste très puissant pour la libération.

    Cette protestation pour l’ensemble pacifiste, sans armes de la part des Coréens. Une phrase importante qui reste dans les mémoires de chaque coréen: 대한 독립 만세qui signifie Vive la Corée Indépendante C’est d’ailleurs pour cela que pendant les commémorations, on peut entendre les gens crier MANSE 만세.

     

     La réponse japonaise 

    Ce mouvement a duré deux mois, et a été le plus grand soulèvement sous l’emprise japonaise. Six bataillons d’infanterie ont dû arriver en renfort des forces nippones pour contrôler cette révolte.

    La réponse japonaise à ces manifestations pacifiques a résulté en un bilan macabre :

    • 7500 personnes tuées
    • 46 000 personnes emprisonnées (dont certaines exécutées sur la place publique comme « exemple »)
    • 16 000 personnes blessées

    Cette période fut témoin d’atrocité, notamment avec le massacre d’un village complet, Jeam-Ri

    Le village de Jeam-Ri après l’invasion des troupes japonaises

    Massacre du village de Jeam-Ri

    Le petit village de Jeam-Ri accueillait une église connue pour ses démonstrations anti-gouvernement japonais. Et c’est pour cela que le 15 avril 1919, les forces japonaises ont pillé, puis enfermé les villageois dans cette église avant d’y mettre le feu.

    Depuis, l’église a été reconstruite et plus de 3000 japonais sont venus en signe d’excuses se recueillir dans cette église.

    Cette affaire a beaucoup fait parler puisque à l’époque, la version officielle des décès avait été décrite comme : décès après une violente résistance. Cependant, des années après, dans les carnets des soldats et colonel qui avaient assisté à ce massacre, il fut reconnu que les hauts placés de l’armée avaient bel et bien couvert le massacre de Jeam-Ri.

     

    Le massacre de l’église de Jeam Ri reste un évènement tragique et un des évènements les plus importants de l’épisode Anti-Japon de l’histoire de Corée.

     

    Bilan de la manifestation du 1er mars

    De cet évènement, les japonais n’ont pas cédé pour l’indépendance. Cependant, le général Hasegawa Yoshimichi, gouverneur général de la Corée fut remplacé par Saito Makoto qui tenta de modérer la politique et l’empreinte japonaise en Corée. Par exemple, l’écriture coréenne (le Hangeul) fut de nouveau établie, et la littérature coréenne redevint également légale.

     

    On a recensé environ 2 millions de Coréens ayant rejoint le mouvement, avec 1500 manifestations. 715 maisons ont été détruites, 47 églises ainsi que deux écoles entières ont également été démolies.

     Une foule de coréens criant MANSEH pour l'indépendance de la Corée

    Cependant, ce mouvement a permis de renforcer le sentiment national et l’idée d’indépendance possible. C’est pour cela qu’à Shanghai fut créé le Korean Provisional Government ainsi que la Korean Libération Army (toujours en Chine) qui permis une répercussion internationale sur le problème de l’indépendance de la Corée.

     

    Le Korean Provisional Government (KPG)

    Après les évènements du 1er mars 1919, le 11 avril, à Shanghai fut créé le Provisional Government of the Republic of Korea, initié par des leaders de la Korean National Association (organisation politique contre l’occupation japonaise en Corée). Le premier président du KPG devint le premier président de La Corée du Sud; Syngman Rhee 이승만. Ahn Chang Ho, un autre leader de la Korean National Association, aurait, selon certains ouvrages, composé l’hymne national de la Corée, le Aegugka.


    Portrait de certains membres ayant créé le KPG

     

    Ce gouvernement provisoire luttait contre la gouvernance japonaise, a organisé plusieurs actions telles que l’assaut d’un parc à Shanghai ou se trouvait ou encore la Bataille de QingShanLi qui opposait l’armée impériale japonaise à l’armée coréenne pendant six jours en 1920.

    C’est après ces luttes que le gouvernement provisoire coréen décida de créer la Korean Libération Army, qui joua un rôle dans la Seconde Guerre Mondiale. En effet la KLA décida de rejoindre les Alliés en 1941 pour combattre les forces de l’Axe.

    Après la capitulation du Japon en 1945, les leaders du mouvement Coréen retournèrent en Corée, pour finalement dissoudre le KPG en 1948.

     

    유관순 Yoo Gwan Soon
    Le visage de la résistance

     Portrait de Yoo Gwan Soon

    Pendant ce chapitre de l’histoire de Corée, de nombreux visages ont été les porteurs de l’indépendance. On nommerait Yun Bong Gil qui se battait pour une éducation libre et qui a rejoins le mouvement KPG, Kim Koo, à l’origine de nombreux actes contre l’emprise japonaise, qui fut également fervent défenseur d’une Corée unifiée après 1945 et qui forme la Korean Libération Army. Ou encore Han Yong Un ; un poète et moine qui participa à la restauration de la littérature coréenne après les mouvements de 1919. Et ainsi pour les 33 leaders à l’origine de ce mouvement.

    Mais un nom en particulier résonne lorsque l’on parle du 1er mars !

    Yoo Gwan Soon était une jeune coréenne âgée de 16 ans lorsque les manifestations pour l’indépendance ont surgi. Se sentant concernée par les revendications, elle décida avec ses camarades de classe de participer au mouvement du 1er mars. Elles ont décidé de renouveler l’expérience, cette fois au sein de leur école, le 5 mars, en chantant les chants patriotiques et en répétant la Déclaration d’indépendance. Devant la montée des manifestations, spécialement dans les écoles, le gouvernement japonais ferma temporairement certaines écoles, dont celle de GwanSoon ; et renvoya les élèves chez eux.

    GwanSoon habitant à Cheonan, une ville à 1 heure de Séoul, décida de continuer son action dans sa ville.

    Le 1er avril, elle et ses parents manifestèrent dans les rues de Cheonan. Mais cette dernière tourna au drame lorsque les forces japonaises commencèrent à ouvrir le feu, tuant ses deux parents devant ses yeux.

    Elle fut, après cet événement arrêté. Etant mineure, les japonais décidèrent de lui donner une chance de liberté en lui proposant de livrer des informations au gouvernement japonais. Elle refusa catégoriquement, ce qui lui couta l’emprisonnement immédiat. Lors de son jugement, elle accusa directement le Japon d’être criminel et fut condamnée à 5 ans de prison.

     

    Elle fut emprisonnée dans la prison de Seodaemun, prison qui rassemblaient les « criminels de l’indépendance » ou criminels de la résistance.

    Le 1er mars 2020, elle organisa une manifestation au sein de la prison, en brandissant des drapeaux de la Corée confectionné à la main, et en répétant Longue Vie à l’indépendance Coréenne.

    Elle fut directement placée en isolement et torturée. Le 28 septembre 2020, GwanSoon décèdera de ses séquelles de tortures.

    Après sa mort, les prisons japonaises ont refusé de rendre le corps aux autorités, pour couvrir les évidences de torture.

     
    Yoo Gwan Soon protestant à travers les barreaux de sa cellule de prison

    Gwan Soon reste un symbole fort de la résistance, et est souvent dénommé « la Jeanne d’Arc coréenne ».

     Pour les 100 ans de commémorations, un film est d'ailleurs sorti en mémoire à ce chapitre de l'histoire de Corée ainsi qu'un hommage à Yoo Gwan Soon dénommé 항거:유관순 이야기 / A resistance




    https://www.youtube.com/watch?v=wYXFRS8dlzk&feature=youtu.be

     

    De nos jours

    En 1946, donc un an après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le 1er mars fut décrété Jour de commémoration Nationale. Et ce n’est qu’en 1949, après la guerre de Corée, le 1er mars fut désigné jour férié.

     
    Reconstitution d'une manifestation étudiante

    Les Coréens se rassemblent souvent en famille dans la rue, pour faire part aux démonstrations traditionnelles, et faire revivre ce fameux jour de l'indépendance est devenue possible dans le cœur des coréens. Certains lieux restent cependant importants dans la culture coréenne.

     

    Seodaemun Prison History Hall

    La prison de Seodaemun est un endroit emblématique de la résistance coréenne contre le Japon. Lors des emprisonnements, et notamment celui de Yoo Gwan Soon, les résistants coréens étaient placés dans cette prison. Les coréens se rendent dans ce lieu pour commémorer le courage des résistants. C'est une expérience très difficile puisque l'on peut voir les objets utilisés pour les séances de torture,  les chambres de tortures, les cellules, des photos d’exécutions, etc..

     

    L'Independance Hall of Korea

    Le hall de l'indépendance coréenne est un mémorial situé à Cheonan (ou Yoo Gwan Soon est née et fut arrêté). Ce mémorial est réputé être un de meilleur musée de Corée du Sud. Le musée vous accompagne tout au long de votre visite dans l'histoire de l'indépendance coréenne. 

     

    Source :

    https://ko.wikipedia.org/wiki/3%C2%B71_%EC%9A%B4%EB%8F%99
    https://www.youtube.com/watch?v=GgR1_dBKO3Y
    https://www.youtube.com/watch?v=tkj0gizZld8
    https://publicholidays.co.kr/march-1st-movement-day/
    https://blog.trazy.com/march-1st-movement-korea/
    https://www.together100.go.kr/eng/lay2/S79T82C88/contents.do
    https://ko.wikipedia.org/wiki/%ED%95%9C%EA%B5%AD_%EA%B4%91%EB%B3%B5%EA%B5%B0
    https://ko.wikipedia.org/wiki/%EB%8C%80%ED%95%9C%EB%AF%BC%EA%B5%AD_%EC%9E%84%EC%8B%9C_%EC%A0%95%EB%B6%80
    https://namu.wiki/w/%EB%8C%80%ED%95%9C%EB%AF%BC%EA%B5%AD%20%EC%9E%84%EC%8B%9C%EC%A0%95%EB%B6%80
    https://baike.baidu.com/item/%E5%A4%A7%E9%9F%A9%E6%B0%91%E5%9B%BD%E4%B8%B4%E6%97%B6%E6%94%BF%E5%BA%9C/7176338?fr=aladdin
    https://baike.baidu.com/item/%E4%B8%89%E4%B8%80%E8%BF%90%E5%8A%A8
    https://baijiahao.baidu.com/s?id=1573503040807670&wfr=spider&for=pc

    Sources Photos :

    https://m.blog.naver.com/PostView.nhn?blogId=with_gaya&logNo=220942916414&categoryNo=13&proxyReferer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F
    https://en.yna.co.kr/view/AEN20190131010800315
    http://www.jstudentboard.com/reporter/society-and-politics/march-first-movement/
    https://artsandculture.google.com/asset/jeam-ri-massacre/agEYL23PS76dlQ
    https://artsandculture.google.com/asset/jeam-ri-massacre/agEYL23PS76dlQ
    https://myhero.com/Yu_GwanSun_chs_US_2009_ul
    https://19491053.weebly.com/yu-gwan-suns-character.html
    https://nakhshatro.com/2018/07/seodaemun-prison-the-horrific-evidence-left-from-japanese-invasion-in-korea/thao/
    http://global.i815.or.kr/en
    https://ko.wikipedia.org/wiki/3%C2%B71_%EC%9A%B4%EB%8F%99
    https://baijiahao.baidu.com/s?id=1573503040807670&wfr=spider&for=pc

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  • Quand les coréens abandonnent le mariage : La Sampo Saede

    L’importance du mariage en Corée du Sud

    Si vous êtes amateurs de K-Drama ou que la culture coréenne vous est familière, vous avez certainement remarqué l’importance du mariage et des relations amoureuses parmi les critères de réalisation sociale dans la société coréenne.
    Cela s’explique bien sûr en partie par l’héritage des traditions confucéennes, auxquelles se sont mêlées les valeurs capitalistes modernes. En d’autres mots, la réussite sociale est étroitement liée à la réussite matérielle.

    La Corée n'est pas le seul pays où le taux de mariage régresse, ce n'est même pas surprenant pour un pays industrialisé. Le mariage reste cependant une institution centrale dans la vie des Coréens, synonyme d'accomplissement. La culture de la cohabitation n'existe quasiment pas et se marier, cela signifie quitter la maison des parents, fonder et commencer sa propre vie de famille hors de celle de ses parents.

     

    Deux générations en contraste

    Cependant ce modèle de réussite sociale, s’il semblait convenir à la génération de leurs parents, ne semble pas convenir à la nouvelle génération. Compte tenu du développement économique sans précédents de la Corée du Sud (PIB multiplié par 9 en l’espace de 30 ans - cf site de la banque mondiale), il n’y a rien d’étonnant à ce que deux générations aussi proches dans le temps mais évoluant dans un environnement socio-économique radicalement différent aient des préoccupations et des valeurs différentes.

     

    Qu’abandonnent les Coréens ?

    Concrètement, cela se traduit par un rejet (temporaire du moins) du mariage, de la parentalité et des relations amoureuses. Ce phénomène, appelé 삼포세대 (Sampo saede : génération des trois abandons) remet en cause le schéma traditionnel de réalisation personnelle et sociale qui ne correspond plus à leurs aspirations ni à la réalité de leur environnement socio-économique. Les transformations sociales telles que l’allongement de la durée d’étude et l’arrivée des femmes sur le marché du travail rendent en effet plus difficile la poursuite du bonheur basé sur les critères de la génération précédente.

    Bien sûr, ce phénomène n’est pas exclusif à la Corée du Sud et trouve son écho chez beaucoup d’autres pays industrialisés. Cependant, rare sont les pays ayant fait l’expérience de transformations socio-économiques aussi rapide que la Corée du Sud. Les institutions, prise de vitesse par ces rapides changements peinant à s’adapter à ce nouvel environnement.

     

    Une remise en question ?

    Ce phénomène, d’abord caractérisé par 3 abandons, a vu la liste des critères remis en questions s’élargir : 5 abandons (la recherche d’un travail en grande entreprise et l’achat d’un logement), 7 abandons (abandons des relations humaines et de l’espoir), puis 9 abandons (celui de la santé et des soins apportés à l’aspect physique), pour devenir ce que l’on nomme aujourd’hui la génération des « N » abandons (génération qui abandonne « N » nombre de critères perçus comme essentiels à la réalisation sociale d’une personne).

    La réponse d’une génération face à un modèle archaïque dans lequel ils ne se reconnaissent pas semble donc être le rejet, la remise en question et l’abandon. Mais est-ce cela ne montre pas tout simplement pas la volonté d’affirmer une pluralité de bonheur face à un modèle rigide, qui peut certes convenir à certains, mais que chacun serait libre d’adapter ?

     

    정민준 Jeong MinJun

     

     Sources: 

    [세태기획] 아픈 청춘… 5포→ 7포 넘어 ‘n포 세대’ 좌절 젊은이들 ‘높은 현실의 벽’ 절감…

    http://news.kmib.co.kr/article/view.asp?arcid=0923219431

    KIM Eunhee Yi, « Home is a place to rest : Constructing the Meaning of Work, Family and Gender in the Korean Middle Class »,

    집 없어 결혼 못해...이런, 원시인만도 못한

    http://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0001735760

    '신혼집' 때문에 여성운동가 자존심마저...

    http://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0001790727

    청년층, 이러다 '7포세대' 되기 전에

    http://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0002092380

    숫자로 살펴보는 男·女의

    http://news.chosun.com/site/data/html_dir/2017/01/04/2017010401190.html

    Posted by Bold Commerce Collaborator